Une mère cruelle punit son bébé et provoque sa mort

En France, la maltraitance envers les enfants est encore difficile à quantifier. Selon la journaliste Françoise Laborde, auteure de l’ouvrage “Le Massacre des Innocents, les Oubliés de la République”, il y aurait 73 000 cas recensés par les autorités, soit 200 cas de maltraitance infantile par jour, en dehors des cas passés sous silence. Des chiffres noirs qui témoignent de l’ampleur d’un phénomène qui ne se limite pas qu’aux frontières de l’Hexagone. Trinity Pittman, une mère américaine âgée de 23 ans a été arrêtée par la police et inculpée de meurtre et cruauté envers son bébé âgé de 20 mois à peine. Cette histoire nous est relayée par nos confrères du DailyMail.

L’histoire se passe à Newnan, dans l’Etat de Géorgie où un bébé a trouvé la mort après que sa mère l’ait sauvagement battu parce qu’il avait sali sa couche, le laissant avec une mâchoire cassée, des dents manquantes, des blessures et hématomes au visage, des poumons inondés de liquide et des saignements au niveau de l’abdomen et du cerveau.
Le diagnostic des médecins
Trinity Pittman a emmené son bébé de 20 mois, Conner Perry, aux urgences en expliquant au corps médical qu’il s’était blessé en tombant d’un trampoline. Cependant, les médecins ont remarqué que les blessures du bébé ne correspondaient pas à l’histoire racontée par la mère.

Selon la chaîne 11 Alive, les médecins ont découvert avec effroi que le pauvre bébé avait la mâchoire cassée, des blessures et hématomes sur le visage et plusieurs dents manquantes. De surcroît, la cavité abdominale de Conner et son cerveau étaient pleins de sang et ses poumons se remplissaient de liquide. Le bébé a ensuite succombé à ses blessures après avoir été transféré au Children’s Healthcare of Atlanta.
La confession de la mère
Selon les médias, Pittman a avoué avoir battu son bébé car elle était en colère contre lui pour avoir sali sa couche. Elle a raconté que, pendant qu’elle le frappait, le petit serait tombé par terre, se cognant la tête contre le sol avant de « s’endormir ».

Plusieurs heures après avoir massacré son petit enfant, la mère de 23 ans s’est rendue tranquillement à son travail en laissant son petit ami de 24 ans, Jeremy Davis, s’occuper de Conner et son grand frère de 4 ans. Selon le couple, Pittman avait également menti à son petit ami sur le soi-disant « accident de trampoline ». Davis l’a ensuite appelée pour l’informer que Conner s’était mis à vomir et avait du mal à respirer.

Ce n’était pas la première fois qu’elle battait son bébé
Fox 5 Atlanta a rapporté que le rapport de l’autopsie réalisée sur Conner avait révélé plusieurs signes de maltraitance et d’anciennes blessures, témoignant de l’irresponsabilité et de la cruauté de la mère.

Le mandat d’arrêt indique que « Trinity Pittman a fait preuve d’un mépris général vis-à-vis du bien-être de son propre enfant Conner Perry et a agi par pure hargne envers l’enfant, lui causant des blessures physiques ».

Le sort de Pittman et de son autre enfant
La mère de 23 ans a comparu devant le tribunal une première fois et s’est vue refuser la liberté sous caution. Son enfant de 4 ans, lui, habite actuellement avec des proches de la famille.
Les séquelles de la maltraitance sur les enfants
La maltraitance d’un individu pendant son enfance peut avoir des conséquences extrêmement néfastes, voire handicapantes sur sa vie, tant sur le court-terme que sur le long-terme. En effet, elle peut occasionner des troubles dépressifs, une baisse de l’estime de soi, des troubles de somatisation qui provoquent divers types de douleurs, des troubles anxieux, des symptômes de dissociation, des addictions, des troubles du comportement alimentaire ou encore des tendances suicidaires.

Par conséquent, il est absolument indispensable que tout enfant ayant subi une maltraitance ou un traumatisme, peu importe sa nature, soit pris en charge et suivi minutieusement par un pédopsychiatre le plus tôt possible.

Si vous pensez être témoin d’un risque de maltraitance sur un enfant ou d’une mise en danger avérée, appelez le 119, numéro gratuit pour la prévention et la protection des enfants en danger.