Le président de la Fédération nationale des Chasseurs propose de tuer les chats pour préserver la biodiversité

Pour le président de la Fédération nationale des Chasseurs, les chats nuiraient à la biodiversité et propose donc de… les tuer.

Le 3 mai dernier, lors d’un live Facebook pour le site Chassons.com, Willy Schraen, président de la Fédération nationale des Chasseurs, a fait une proposition des plus surprenantes : piéger les chats à plus de 300 mètres des habitations. Selon lui, les félins seraient une menace pour la biodiversité.

« Le chat tue bien plus d’animaux que les chasseurs »

« Il y a un moment, on va finir par devoir agir sur le chat », a déclaré M. Schraen. « Le chat tue bien plus d’animaux que les chasseurs, c’est même pas à comparer. Il faut trouver une solution pour le chat, et effectivement, le piégeage du chat à plus de 300 mètres de toute habitation, ce serait une bonne chose », rajoute-t-il.

Le président de la FNC poursuit tout en mesurant ses propos : « Je ne le sens pas. On le voit bien. On est attaqués de toute part, on nous reproche la chasse, on nous reproche la corrida, on nous reproche les combats de coqs, on nous reproche plein de choses alors maintenant, si on piège les chats, je ne vous dis pas à quoi ça va ressembler… », a-t-il précisé.

Le 7 mai, suite à l’intervention du patron des chasseurs, le journaliste Hugo Clément poste la vidéo sur les réseaux sociaux en commentant : « Certes, les chats sont un problème pour certaines espèces d’oiseaux. C’est pour cela que les associations demandent de limiter leur nombre en les stérilisant massivement. Mais mettre le recul de la biodiversité sur le dos des chats est particulièrement cocasse venant de l’espèce humaine et plus particulièrement de la fédération nationale de chasse qui continue de défendre l’abattage d’espèces d’oiseaux menacés ».

75 millions d’oiseaux en France tués par les chats

Selon la Ligue de protection des oiseaux, les chats sont responsables, chaque année, de la mort de 75 millions d’oiseaux en France. Le code rural prévoit qu’il est « considéré comme en état de divagation tout chat non identifié trouvé à plus de 200 mètres des habitations ou tout chat trouvé à plus de 1000 mètres du domicile de son maître ».